La conscience de soi
Mon séjour en hospitalisation m’a fait prendre conscience de quelque chose : tout le monde a sa vision de soi, qui n’est probablement pas partagé par les autres.
Qu’est-ce que je veux dire par là ?
Qu’une personne qui possèdent des troubles ne voit peut-être pas que ces troubles existent. C’est peut-être une réalité “normale“ pour elle.
Par contre, les personnes ne possédant pas ce trouble peut trouver cette personne étrange. Non adaptée. Différente.
Est-on réellement conscient de l’image que l’on renvoie ? Notre réalité est-elle partagée par les autres ? Que partage-t-on réellement au final ?
Sachant également que nos sensibilités diffèrent. Une personne avenante peut être vue comme une personne intrusive.
Même le langage ne nous permet pas d’être aligné et compris parfois. D’où l’importance de se détacher de tout ça : de l’image que l’on renvoie, de la manière dont l’autre la perçoit, de tout ce qui, au final, ne dépend pas de nous et qu’on ne peut contrôler.
Mais aussi d’affiner notre langage, notre sensibilité, nos perceptions pour toucher au plus juste l’âme des hommes.
Je retombe sur une vérité mainte fois traitées, mais je la laisse reposer ici malgré tout.