La mémoire des histoires

Je me souviens rarement des détails d’un livre. Sauf si je l’ai lu à plusieurs reprises.

Mais du coup, pourquoi lire ?

Pourquoi créer un univers qu’on oubliera quelques semaines après ?

Aujourd’hui par exemple, je ne me souviens plus des détails de « Martin Eden » mais j’ai encore comme une empreinte de l’impression que ce livre m’a laissé.

Une dignité du personnage. Une volonté à toute épreuve. Une désillusion qui le mène à la mort.

Mais j’aimerais mieux lire.

Que les mots s’impriment davantage en moi. Que j’arrive à discerner ce que l’auteur a voulu retranscrire.

Un peu comme lorsque j’apprécie la photographie de telle scène de film. Particulièrement ceux de Terrence Malick.

La culture forge l’accessibilité.

Plus cette culture est développée, plus notre vision de l’œuvre est fournie, dense, pleine de sens.

C’est à ça que j’aimerais arriver.

Que les mots prennent la première place dans les impressions qui forgent ma personne. Parce que, quelque part, j’ai le sentiment que rien d’autre n’aura une telle force.