La vérité

C’est que je n’ai plus de temps.

J’ai terminé de travailler à 22h30. Alors que je m’étais donné comme règle de m’arrêter à 21h quoi qu’il arrive.

Ce qui me rend triste, c’est de ne plus pouvoir lire. Je priorise le sport. Ma santé. Mais la lecture, c’est mon air frais. C’est ce qui m’ouvre à l’ailleurs, au beau, à ce qui m’inspire profondément.

On va dire que c’est passager. Mes livres m’attendent.

J’ai hâte de lire les correspondances de Camus.

Je lis quelque minutes ses carnets quand j’ai un moment le soir. Et j’adore cette idée de pensées fragmentées. C’est un peu ce que je fais là. Un carnet.

Construire ce carnet m’apporte une certaine joie.

Je me rends compte que je n’écris pas comme je parle. Est-ce un problème ? Je ne sais pas. Mais j’aime apporter un beau rythme, de beaux mots. Je ne suis pas sûr de réussir à le faire mais essayer, déjà, est une forme de réussite et de contentement.