Le sublime

Robert Greene est l’un de mes auteurs préférés. Il a écrit récemment le livre “Sublime“, qui est selon lui, un livre sur ce qui ne peut pas être retranscris.

Sacré challenge.

Mais l’idée qu’il a partagée et qui m’intéresse ici est le fait que nous sommes entourés de symboles. Tout est symbole. Notre monde est perçu la plupart du temps via le prisme du langage.

Il suffit de regarder comment chaque culture, chaque langue appréhende le monde. J’ai en tête ces esquimaux qui ont des dizaines de mots pour désigner les nuances de blanc (ou quelque chose dans ce style là).

Il y a donc une sorte de “grille” ou de “barrière“ entre notre perception et le monde.

Cela fait écho à une citation de Paul Auster qui m’a particulièrement interpelé : “Le langage n’est pas la vérité. Il est notre manière d’exister dans l'‘univers“.

En y pensant, n’est-ce pas terrifiant ? Ou peut-être sublime ? Chacun définit le monde avec ses perceptions, son langage, ses références, son univers.

Chaque échange, chaque partage, chaque mot peut être perçu de mille manières différentes. Une partie se perd dans notre incapacité à saisir ce que Robert Greene appelle le “Sublime“.

Quelle belle idée ! Et quel auteur !