Pourquoi cette attirance vers l’obscure ?

Nous sommes attirés par l’obscure. Le malheur, les drames, nos évènements malchanceux.

Mais je me pose une question : je sais que c’est un biais. Que cela déforme ma réalité et ma manière de voir les choses. Mais à quel moment faire face à l’obscure est-elle la meilleure chose à faire ? À quel moment nos pensées malheureuses sont-elles pertinentes ?

Doit-on faire confiance à notre interprétation ou toujours, quelle que soit la situation, préférer à tout prix nos idées lumineuses ?

Vaut-il mieux se mentir à soi-même ou se jeter à corps perdu dans une mentalité productive et libératrice ?

En définitive, voilà ce que je me dis : la vérité n’existe pas. Nos interprétations sont erronées. Toujours.

Seule notre vérité compte. Seule notre vérité nous aide à croître ou à creuser notre tombe.

Alors, ayant le choix, préférons cette vérité qui nous amène vers plus de paix et d’altruisme.

Ce n’est pas la vérité de notre voisin ? Et alors ? Est-ce si important ? A-t-on vraiment besoin de se mettre d’accord sur nos croyances pour réussir à vivre ?

J’en doute de plus en plus.

Vouloir à tout prix avoir raison ne semble mener nulle part.

Et après tout, qui a raison ? Une idée partagée par 100 000 personnes la rend-elle plus vraisemblable ?

Si chaque personne que je croise dans la rue me trouve hideux, est-ce une raison pour moi d’accorder du crédit à ce qu’ils disent ?

Si je le fais, je m’enfonce. Si je ne le fais pas, cela me demande une certaine force d’esprit, mais me libère.

Alors aujourd’hui, je me dis que ma vérité vaut autant que celles des autres. Que cette vérité n’est peut-être pas partagé. Qu’elle n’est peut-être pas conventionnelle. Probablement marginale quelques fois.

Mais cette vérité m’illumine. Et au fond, c’est ce qui compte. J’espère être à la hauteur de ces mots que je partage ici.